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Archive for the ‘Afrique et Moyen-Orient’ tag

Libye : Si vous n’étiez pas encore convaincu par Bernard Lugan

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January 31st, 2012 at 12:36 am

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Quitter le dollard = guerre contre les USA : Cas de la Syrie

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Pour l’Irak, cette thèse semble tenir la route avec le fameux Petroeuro de Saddam Hussein.

Pour la Libye pareille avec le dinar or de Mouammar Kadhafi.

Cas de la Syrie :

En lisant cette article des Echos et quelques articles de senat.fr, on comprend que cette démarche dur depuis des années. Il semblerai que si la théorie de Soral est exacte, la Syrie viens de signer son arrêt de mort.

La théorie de Soral étant que les américains n’en veulent ni au pétrole ni a des points stratégiques en particulier. Ils sont par contre très vigilant a se que le dollar garde son hégémonie.

le gouverneur de la Banque centrale Adib Mayaleh de la Syrie :

Depuis deux jours nous ne pouvons plus faire de transactions en dollars et nous nous sommes donc tournés vers l’euro. Depuis 2005, nous avions encouragé tous les secteurs économiques à faire des transactions en euros mais malheureusement ils continuaient dans leur très grande majorité à la faire en dollars

Maintenant c’est complètement arrêté. C’est la première fois dans l’histoire du pays

Interrogé sur un transfert de 6 milliards de dollars de l’Iran pour soutenir la livre syrienne, il a répondu:

C’est de la rigolade. C’est n’importe quoi. Les milliards sont venus comment? En camions? Par un transfert bancaire alors que les deux pays sont sous embargo? Le centrale des règlement interbancaires en a fait état? C’est ridicule

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September 1st, 2011 at 3:50 am

A étudier, la thèse d’Alain Soral sur les réel motivations des invasions des américains et de l’OTAN

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Articles qui donne des pistes : Dinar or et géopolitique de la monnaie

Champ de recherches : hawala, dinar or, 1922 de l’étalon-or à l’étalon de change or, Bretton Woods, en 1944, à l’étalon-change-dollar (Gold Exchange Standard), les Etats-Unis déconnectèrent le dollar de l’or le 15 août 1971.

Une raison de faire la guerre avec des musulman plus crédible que le pétrole, qu’ils veulent vendre de toute façon ?

Vidéo intéressante :

Le général Wesley Clark affirme que dix jours après le 911 les invasions militaires de l’Irak et de la Libye, et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient, étaient déjà prévues et réglées d’avance. Maintenant, nous avons l’explication pour la guerre d’Irak, celle de Libye, et toutes les autres guerres à venir dans un futur proche. Il serait sage pour nous de garder les yeux sur la Syrie, le Soudan, la Somalie, le Liban, et/ou l’Iran, et les autres pays que Clark cite sur la liste pour un projet d’invasion occidentale.
L’invasion de la Libye par l’ONU, et l’invasion de l’Irak en 2003, ont toutes deux été lancées un 19 Mars, comme de nombreux autres conflits militaires.
Il existe une connexion occulte avec la 19 Mars. Voir la deuxième vidéo en anglais ci-dessous pour plus de détails.

Il ne semble ps qu’il ai fait ça pour vérifier sa popularité ? Alors pourquoi a-t-il dit ça ?

Es-ce la vérité ?

Il nous faut étudier chacun des pays cite par Clark sous l’angle “J’echappe au $ donc je suis dans le colimateur” ou en tout cas les autres pistes credible… Pas le petrole ni le terrorisme qui sont des grille de lecture qui ne tiennent pas la route.

  • Irak : Petroeuro ?
  • Libye : dinar or ?
  • Syrie : ??? Proximité Israël…
  • Soudan : ???
  • Somalie : ???
  • Liban : ??? Proximité Israël…
  • Iran : La bombe atomique est une thèse. Est-elle vraiment crédible ?

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August 31st, 2011 at 6:50 pm

Alain Soral en Syrie + Analyse sur la Libye

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La Syrie n’est pas la Libye

Peinture un peu idyllique des lieux ?

Analyse intéressante et crédible a creuser sur le parallèle entre Saddam Hussein et Kadhafi. Ils se sont fait attaquer après avoir voulu quitter le dollar…

Finalement, la banque serait encore la réponse a la question.

Kadhafi – Dinar-Or :

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August 31st, 2011 at 5:17 am

la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

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Quel avenir désormais pour la Libye ?

Colonel Mouammar Kadhafi

Colonel Mouammar Kadhafi

Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…

Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :

- Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.

- L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.

- Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.

- Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.

A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants.
Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen.
Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?

Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ?
Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manoeuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…

Bernard Lugan

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August 30th, 2011 at 5:40 pm

L’armé francaise et britanique attaque Tripoli

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  • 3650 morts
  • 8000 blessés grave

Nos impôts servent a armer des hélicoptères de combat pour canarder une population (Libye) main dans la main avec Al-Qaida et les britanique, le tout commandité par l’OTAN, c’est a dire les US ? Pour quelle raison attaque-t-on ? BHL et Sarkozy attaque-t-il par peur pour Israël ou par allégeance pour les US ou les deux ?

cf le numéro de l’Afrique réel qui va bien.

Thierry Meyssan est sur place et nous dit se qu’il voit :

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August 23rd, 2011 at 10:33 am

LIBYE – Un fils Kadhafi dit avoir financé Sarkozy, l’Elysée dément

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Les invectives continuent entre le clan Kadhafi et la présidence française. Après les menaces de la Libye de révéler un “grave secret” sur Nicolas Sarkozy, restées sans suite, c’est au tour d’un des fils de Mouammar Kadhafi de menacer le président français, au moment où Paris est justement en train de chercher l’assentiment international pour mener une action militaire contre le régime libyen, qui écrase dans le sang la révolte dans le pays. Le clan Kadhafi semble clairement lancé dans une campagne de dénigrement.

Dans un entretien à la chaîne Euronews, Saïf Al-Islam accuse : “Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler.”

Contacté par Le Monde.fr, L’Elysée réagit : “On dément, bien évidemment.”

Saïf Al-Islam ne produit aucune preuve, mais invective Nicolas Sarkozy. “La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu’il œuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement.”

Quel crédit porter à ces accusations graves ? La dernière fois, malgré ses menaces concernant un supposé “grave secret”, le clan Kadhafi n’avait rien avancé de concret. Depuis plusieurs jours, Paris est à la pointe des négociations diplomatiques pour décider d’une éventuelle intervention militaire.

source

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August 7th, 2011 at 1:41 pm

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Faisabilite pratique de l’attaque de l’Iran par Isarel pour rester le seul pays de la region a avoir l’arme nucleaire

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August 7th, 2011 at 12:42 pm

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Iran, Irac, Isarel, Amerique du sud : Les États Unis veulent controler le petrol.

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Partout ou les États Unis interviennent sous couvert de protéger le peuple de sont dictateur ou d’instaurer une démocratie, il ne son pas la solution, mais le problème. En réalité, se son des coup d’État militaire pour contrôler le pétrole a l’échelle mondial afin d’assoir leur domination.

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August 7th, 2011 at 7:26 am

Somalie : merci, mais nous avons déjà amplement donné…

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Communiqué de Bernard Lugan – 29 juillet 2011

La Somalie étant encore frappée par une famine, une nouvelle fois les médias déversent des images atroces accompagnées de commentaires dégoulinants de bons sentiments et chargés de reproches culpabilisateurs. Comme si nous, Européens, avions la moindre responsabilité dans ce drame dont les deux principales causes répétitives sont clairement identifiées :

- Une guerre tribale que se livrent des clans historiquement rivaux.
- Une surpopulation suicidaire qui a détruit le fragile équilibre écologique régional. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement avec un taux de natalité brute de plus de 48% et un indice de fécondité par femme atteignant 6,76 enfants ?

Au moment où une intense campagne vise à préparer les esprits à une intervention, il est impératif de donner les clés du problème somalien tant il est vrai que seul le retour à l’histoire permet de tempérer les émois humanitaires :

1) La Somalie est en guerre depuis 1978. Le problème n’y est pas ethnique mais tribal, le grand ensemble ethnique somali qui occupe une vaste partie de la Corne de l’Afrique est en effet divisé en trois grands groupes (Darod, Irir et Saab), subdivisés en tribus, en clans et en sous clans qui se sont toujours opposés. Hier pour des points d’eau et des vols de chameaux, aujourd’hui pour des trafics plus « modernes ».

2) Le 15 octobre 1969, après l’assassinat du président Ali Shermake, le général Siyad Barre prit le pouvoir. C’était un Darod de la tribu Maheran. En 1977, il lança son armée dans l’aventureuse guerre de l’Ogaden. Dans un premier temps, l’armée éthiopienne fut balayée, puis l’offensive somalienne se transforma en déroute. Après cette défaite, les réalités tribales s’imposèrent avec encore plus de force qu’auparavant et le gouvernement ne fut plus désigné que sous l’abréviation MOD, qui signifiait Marehan-Ogadeni-Dhulbahante, à savoir les trois clans associés aux affaires.

3) Une terrible guerre tribale opposa ensuite les Darod entre eux. Finalement, la tribu Hawiyé l’emporta sur celle des Maheran et le 27 janvier 1991 le général Siyad Barre fut renversé.

4) La Somalie subit alors la loi de deux factions antagonistes du CSU (Congrès somalien unifié), mouvement tribal des Hawiyé, qui éclata sur un critère clanique opposant le clan agbal d’Ali Mahdi Mohamed au clan Habar Gedir dirigé par le « général » Mohamed Farah Aidid. Dans le nord du pays, le 18 mai 1991, le Somaliland, ancien protectorat britannique, se déclara indépendant.

5) La guerre des milices provoqua une atroce famine et l’opinion américaine se mobilisa. En France le docteur Kouchner lança la campagne du « sac de riz pour la Somalie ». Puis, au mois de décembre 1992, un corps expéditionnaire US débarqua dans une mise en scène théâtrale pour « rendre l’espoir » aux populations somaliennes. L’opération « Restore Hope » avait été déclenchée au nom d’une nouvelle doctrine inventée pour la circonstance, l’ingérence humanitaire, ce colonialisme des bons sentiments. Ce fut un échec cuisant et le 4 mai 1993, l’ONU prit le relais des Etats-Unis en faisant débarquer un corps expéditionnaire de 28.000 hommes. Le 5 juin, 23 Casques Bleus pakistanais furent tués par les miliciens du « général » Aidid et le 12 juin, un commando américain échoua dans une tentative de représailles contre le chef de guerre somalien. Le 3 octobre enfin, 18 soldats américains perdirent la vie dans l’affaire de la « chute du faucon noir ».

6) Au mois de mars 1994, à Nairobi, un accord de réconciliation fut signé entre les deux chefs hawiyé, mais il demeura lettre morte. A partir du mois d’août, l’anarchie fut totale, les hommes d’Ali Mahdi contrôlant le nord de Mogadiscio et ceux du « général » Aidid le sud. Le 22 août, 7 Casques Bleus indiens furent tués. Les Américains rembarquèrent alors, abandonnant dans le bourbier somalien le contingent de l’ONU composé de soldats pakistanais et bengalais. Le 28 février 1995, il fallut un nouveau débarquement baptisé opération « Bouclier unifié » pour extraire les malheureux devenus otages. L’ONU quittait la Somalie sur un cuisant échec politique et militaire qui lui avait coûté 136 morts et 423 blessés.

7) Les clans somalis se retrouvèrent alors entre eux et ils s’affrontèrent de plus belle. Le 1° août 1996, le « général » Aidid, grièvement blessé au combat mourût. Son fils Hussein Aidid lui succéda à la tête de son parti, le CSU/UNS (Congrès somalien unifié/Union nationale somalienne), c’est à dire sa milice tribale composée du noyau dur du sous clan des Saad, lui-même étant une sous division du clan des Habr Gedir de la tribu hawiyé. Dans le sud du pays, les miliciens de Hussein Aidid s’opposèrent aux Rahanwein, ces derniers s’affrontant ensuite en fonction de leur appartenance clanique tandis que dans le nord-est, plusieurs composantes des Darod dirigées par Abdullahi Yussuf Ahmed créaient au mois d’août 1998 une région autonome baptisée Puntland.

8) En 2004, après d’interminables discussions entre les factions claniques, un accord de partage du pouvoir fut trouvé, mais le Gouvernement Fédéral de Transition, incapable de s’installer en Somalie fut contraint de « gouverner » depuis le Kenya.

9) Puis un nouveau mouvement fit son apparition sur la scène somalienne, les Tribunaux islamiques dont les milices, les Shababs (Jeunes) menacèrent de prendre Mogadiscio. Au mois de décembre 2006, pour les en empêcher, l’armée éthiopienne entra en Somalie sans mandat international, mais encouragée par les Etats-Unis.

10) Par le vote de la Résolution 1744 en date du 21 février 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU autorisa ensuite le déploiement d’une mission de l’Union Africaine, l’AMISOM. L’UA avait prévu qu’elle serait composée de 8000 hommes, or les pays volontaires ne se bousculèrent pas.

Depuis, à l’exception du Somaliland et dans une mesure moindre du Puntland, les islamistes contrôlent la majeure partie du pays. Or, pour eux, la famine est une véritable aubaine car :
- Elle va leur permettre d’être reconnus par la « communauté internationale » qui devra traiter avec eux pour l’acheminement de l’aide alimentaire.
- Elle va leur permettre d’achever la prise de contrôle du pays.
- Elle va leur permettre de tirer de juteux profits des détournements de cette aide, comme cela avait été le cas lors de la grande famine d’Ethiopie dans les années 1984-1985.

La conclusion de cette mise au point est donc claire : nous n’avons rien à faire dans cette galère. A moins, naturellement, de vouloir verser dans le « tonneau des Danaïdes » somalien une aide qui serait pourtant tellement utile à nos SDF et à toutes ces familles françaises qui ne mangent plus à leur faim.
Enfin, mes pensées vont à cet officier français – et à sa famille -, prisonnier des milices somaliennes depuis deux longues années et dont le sort n’émeut pas particulièrement l’opinion. Mais il est vrai qu’il n’a pas la chance d’appartenir à la corporation journalistique…

Pour en savoir plus sur l’actualité africaine libérée du prisme de la pensée unique et du politiquement correct, je ne puis que vous conseiller de vous abonner à la revue l’Afrique Réelle envoyée par PDF le 15 de chaque mois. Pour en savoir plus :
http://www.bernard-lugan.com
http://afriquereelle.blogspot.com

Bernard Lugan

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August 3rd, 2011 at 9:24 am