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Charte de La Havane
Charte de La Havane
La charte de La Havane a été négociée au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette charte prévoyait la création d’une Organisation internationale du commerce (OIC) totalement intégrée à l’ONU. C’est donc plus qu’un accord puisqu’il se serait révélé à travers une véritable organisation. Cette charte est signée le 24 mars 1948 mais elle n’est pas ratifiée par le congrès américain (changement de majorité entre temps). Néanmoins les négociations continuent en particulier sur ce qui avait été prévu par la charte de la Havane en voulant appliquer provisoirement le GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce). Le GATT avait été signé en 1947 et prévoyait, en attendant la validation de la charte de la Havane, d’être appliqué.
Cette charte abandonnée sera remplacée par la création de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).
Historique[modifier]
Par une résolution en date du 18 février 1946, le Conseil économique et social des Nations unies décidait de convoquer une « Conférence internationale sur le commerce et l’emploi en vue de favoriser le développement de la production, des échanges et de la consommation des marchandises ».
La Conférence s’est réunie à La Havane (Cuba) du 21 novembre 1947 au 24 mars 1948. Elle a arrêté le texte de la Charte de La Havane « instituant une Organisation internationale du commerce » (OIC), qui a été soumis aux gouvernements représentés à la Conférence.
Propositions[modifier]
Dans son principe la Charte de La Havane s’opposait totalement aux principes du libre échange de l’actuel OMC: elle proposait une approche très différente des conceptions actuelles du commerce international, le développement de chaque pays étant fondé sur la coopération et non sur la concurrence.
Cette Charte proposait:
- L’intégration du plein emploi dans ses objectifs « Atteindre les objectifs fixés par la Charte des Nations unies, particulièrement le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et les conditions de progrès et de développement. » (article 1)
- L’Équilibre de la balance des paiements: aucun pays ne doit être en situation structurelle d’excédent ou de déficit de sa balance des paiements. (article 3 et article 4)
- De favoriser la coopération « les États membres coopéreront entre eux, avec le Conseil économique et social des Nations unies, avec l’OIT, ainsi qu’avec les autres organisations intergouvernementales compétentes, en vue de faciliter et de favoriser le développement industriel et le développement économique général ainsi que la reconstruction des pays dont l’économie a été dévastée par la guerre. » (article 10)
- L’adoption de normes de travail équitables « les États membres reconnaissent que les mesures relatives à l’emploi doivent pleinement tenir compte des droits qui sont reconnus aux travailleurs par des déclarations, des conventions et des accords intergouvernementaux. Ils reconnaissent que tous les pays ont un intérêt commun à la réalisation et au maintien de normes équitables de travail en rapport avec la productivité de la main-d’œuvre et, de ce fait, aux conditions de rémunération et de travail meilleures que cette productivité rend possibles. Les États membres reconnaissent que l’existence de conditions de travail non équitables, particulièrement dans les secteurs de la production travaillant pour l’exportation, crée des difficultés aux échanges internationaux. En conséquence, chaque État membre prendra toutes les mesures appropriées et pratiquement réalisables en vue de faire disparaître ces conditions sur son territoire. » (article 7)
- Le contrôle des mouvements de capitaux (article 12): un État membre de l’OIC a le droit :
- de prendre toutes mesures appropriées de sauvegarde nécessaires pour assurer que les investissements étrangers « ne serviront pas de base à une ingérence dans ses affaires intérieures ou sa politique nationale » ;
- de déterminer s’il « autorisera, à l’avenir, les investissements étrangers, et dans quelle mesure et à quelles conditions il les autorisera » ;
- de prescrire et d’appliquer « des conditions équitables en ce qui concerne la propriété des investissements existants et à venir ».
- L’autorisation des aides de l’État: « les États membres reconnaissent que, pour faciliter l’établissement, le développement ou la reconstruction de certaines branches d’activité industrielle ou agricole, il peut être nécessaire de faire appel à une aide spéciale de l’État et que, dans certaines circonstances, l’octroi de cette aide sous la forme de mesures de protection est justifié. » (article 13)
- Des accords préférentiels sont possibles dans un cadre coopératif: « les États membres reconnaissent que des circonstances spéciales, notamment le besoin de développement économique ou de reconstruction, peuvent justifier la conclusion de nouveaux accords préférentiels entre deux ou plusieurs pays, en considération des programmes de développement économique ou de reconstruction d’un ou de plusieurs d’entre eux. » (article 15)
- L’autorisation de subventions dans certaines circonstances : « les dispositions du présent article n’interdiront pas l’attribution aux seuls producteurs nationaux de subventions, y compris les subventions provenant du produit des taxes ou impositions intérieures … et les subventions dans la forme d’achat de produits nationaux par les pouvoirs publics ou pour leur compte. Les États membres reconnaissent que le contrôle des prix intérieurs par fixation de maxima … peut avoir des effets préjudiciables pour les intérêts des États membres qui fournissent des produits importés. En conséquence, les États membres qui appliquent de telles mesures prendront en considération les intérêts des États membres exportateurs en vue d’éviter ces effets préjudiciables, dans toute la mesure où il sera possible de le faire. » (article 18)
- L’interdiction du dumping: « aucun État membre n’accordera directement ou indirectement de subvention à l’exportation d’un produit quelconque, n’établira ni ne maintiendra d’autre système, lorsque cette subvention ou ce système aurait pour résultat la vente de ce produit à l’exportation à un prix inférieur au prix comparable demandé pour le produit similaire aux acheteurs du marché intérieur ». (article 26)
- Le possible recours à des restrictions quantitatives dans les circonstances suivantes (article 20):
- pendant la durée nécessaire pour prévenir une « pénurie grave de produits alimentaires ou d’autres produits essentiels pour l’État membre exportateur ou pour remédier à cette pénurie » ;
- concernant les produits de l’agriculture ou des pêcheries, « quand elles sont nécessaires à l’application de mesures gouvernementales ayant effectivement pour résultat : de restreindre la quantité du produit national similaire qui peut être mise en vente ou produite ou, s’il n’y a pas de production nationale substantielle du produit similaire, celle d’un produit national de l’agriculture ou des pêcheries auquel le produit importé peut être directement substitué » ;
- de résorber un excédent temporaire du produit national similaire ou, s’il n’y a pas de production nationale substantielle du produit similaire, d’un produit national de l’agriculture ou des pêcheries auquel le produit importé peut être directement substitué, « en mettant cet excédent à la disposition de certains groupes de consommateurs du pays, à titre gratuit, ou à des prix inférieurs au cours du marché » ;
- de restreindre la quantité qui peut être produite de tout produit d’origine animale dont la production dépend directement, en totalité ou pour la majeure partie, du produit importé, « lorsque la production nationale de ce dernier est relativement négligeable ».
- Les produits de base sont considérés comme une catégorie particulière et considère qu’un « système destiné à stabiliser soit le prix intérieur d’un produit de base soit la recette brute des producteurs nationaux d’un produit de ce genre, indépendamment des mouvements des prix à l’exportation, qui a parfois pour résultat la vente de ce produit à l’exportation à un prix inférieur au prix comparable demandé pour un produit similaire aux acheteurs du marché intérieur, ne sera pas considéré comme une forme de subvention à l’exportation ».(article 27), et à l’inverse l’article 28 stipule que « tout État membre qui accorde, sous une forme quelconque, une subvention ayant directement ou indirectement pour effet de maintenir ou d’accroître ses exportations d’un produit de base, n’administrera pas cette subvention de façon à conserver ou à se procurer une part du commerce mondial de ce produit supérieure à la part équitable qui lui revient. »
Liens externes[modifier]
Texte intégral de la Charte de La Havane
Contre le libre-Echange, la Charte de La Havane de Jacques Nikonoff (article publié le 27/10/2006)
Voire aussi : Conférence de presse de Marine Le Pen au National Press Club de Washington
Conférence de presse de Marine Le Pen au National Press Club de Washington
Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse exceptionnelle au cœur de la capitale des Etats-Unis d’Amérique, consacrée à la question de la crise mondiale, à la veille d’un nouveau sommet du G20, un énième sommet du G20, qui se tiendra en France, pour clore la présidence française.
Je souhaite aujourd’hui prendre un peu de hauteur en vous parlant du système économique mondial, qui me paraît totalement déréglé. Devenu fou, il produit dans les régions du monde les plus affaiblies, on pense bien sûr en premier à la zone euro plombée par une monnaie imbécile, ses pires effets. Il produit misère, chômage, désindustrialisation, explosion des inégalités, et partout, désespoir. Au désespoir succède parfois la colère, qui est salutaire si elle permet de changer les choses, mais qui peut tout aussi bien produire le chaos et le désordre si elle ne trouve aucune force pour l’orienter vers une alternative crédible.
Il n’est donc plus temps de parler, et sans cesse parler, de faire de la communication. Le G20 pour l’heure n’a servi à rien, je le regrette profondément. Il n’a servi qu’à tromper les peuples, mais rien de concret n’en est sorti.
A une époque cruciale pour l’avenir des nations, se réuniront donc demain une nouvelle fois à Cannes les dirigeants du G20 pour convenir de la stratégie à tenir dans cette désagrégation de l’économie réelle qui échappe à tout contrôle. Cette désagrégation qui frappe de plein fouet nos économies, et en particulier celles de la zone euro, que rien ne protège : ni frontières, ni monnaie digne de ce nom, ni vision stratégique d’Etat.
Au vu de l’efficacité des précédents sommets du G20 depuis 2008, sommets qui font mine de fustiger la spéculation financière et les rémunérations des banquiers tout en poursuivant leur plan ruineux de renflouement des banques insolvables au détriment des peuples de plus en plus surtaxés et désespérés, il y a beaucoup de raisons de craindre un nouvel échec, si les mêmes méthodes et les mêmes moyens sont utilisés face à cette crise monumentale.
Aucun des sujets abordés, et seulement abordés lors des derniers G20, n’a progressé d’un iota. On a beaucoup parlé, on se réunit, on palabre, et l’année qui s’achève aura été celle d’une présidence du G20 aussi inefficace qu’incapable. Ainsi, rien de concret sur le front des quelques sujets abordés mais pas traités : je pense aux faramineux bonus des traders, aux paradis fiscaux, à l’harmonisation comptable mondiale, au renforcement des fonds propres bancaires, à la taxation bancaire ou au contrôle des fonds spéculatifs. Les promesses des précédents G20 n’ont pas été tenus, il suffit de voir le montant des bonus des traders encore l’an dernier : 2 milliards d’euros dans mon pays la France, soit autant qu’avant la crise. Et ce phénomène est partout le même.
Pire, les racines de la crise et les solutions aux problèmes fondamentaux que nous traversons ne sont toujours pas évoquées :
- La réforme du Système Monétaire International (quel étalon monétaire, quelles places pour les Banques Centrales, quid du dollar ?). On s’interdit d’évoquer en particulier la question de l’euro, alors que cette monnaie, que beaucoup d’économistes avaient jugé avec raison, comme nous, non viables depuis le départ, est en train de produire ses pires effets : chômage, dette en explosion, et incapacité de sortir du marasme.
- La réforme du modèle du “libre échange” incontrôlé qui soumet nos pays à une concurrence déloyale synonyme de désindustrialisation. Je suis ici dans un pays qui sait se protéger quand nécessaire, et qui sait favoriser ses producteurs nationaux et ses PME, mais force est de constater que ce n’est pas le cas partout, et sûrement pas du continent d’où je viens, continent qui s’est enferré dans une idéologie dévastatrice, qui refuse toute protection, qui se jette sans réfléchir dans le grand bain de la mondialisation débridée.
En effet, sans changement radical du modèle économique ultralibéral mondialiste, une longue période d’instabilité globale de toutes natures verra le jour, pour au moins une décennie. Beaucoup l’annoncent, et j’en suis convaincue moi aussi. Nous en vivons bien sûr déjà les prémisses.
D’ailleurs, à l’heure même où je vous parle, même le Pape proteste contre les dérives du système économique actuel et sensibilise l’opinion publique pour obtenir un discernement approfondi des principes, des valeurs culturelles et morales qui sont à la base de la vie sociale en commun ».
Le Vatican met en garde contre « l’idolâtrie du marché » et « l’idéologie néo-libérale » selon laquelle les problèmes actuels seraient exclusivement d’ordre technique. Le Conseil pontifical pour la Justice et la Paix a déclaré : »Les gens à Wall Street doivent s’asseoir et réfléchir avec discernement pour savoir si leur gestion actuelle des finances mondiales sert les intérêts de l’humanité et l’intérêt général » ou encore « les économies mondiales devraient assumer une éthique de la solidarité entre pays pauvres et riches ».
Et que nous disent les « indignés de Wall Street », avec leurs mots et selon leurs propres traditions ? La même chose : ce même besoin de rebâtir un monde libéré du règne de l’argent-roi, de la finance et de la spéculation. La nécessité de parler aux vrais gens de leurs vrais problèmes. C’est mon ambition.
Pour ma part, je considère que le diagnostic du Saint Siège, de nombreux économistes et des mouvements qui tendent à définir une nouvelle vision de l’homme est le bon :
Ainsi ce jugement qui me paraît très juste :
« En matière économique et financière, les difficultés plus importantes proviennent de l’absence d’un ensemble efficace de structures capable de garantir, en plus d’un système de gouvernance, un système de gouvernement de l’économie et de la finance internationale. »
Le monde a besoin « d’un corpus minimum, partagé, de règles nécessaires à la gestion du marché financier mondial. »
Je le dis solennellement, ce G20 de Cannes doit être celui de la dernière chance pour éviter l’entrée dans un « scénario tragique », même si le bilan des précédents G20, et l’idéologie qui l’anime, ne me permettent pas d’être très optimiste sur ce point.
A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Il est essentiel que les nations les plus influentes du monde décident ensemble de façonner un nouveau monde, de nouvelles règles du jeu qui permettront de sortir enfin du marasme actuel et dessiner un avenir meilleur, un véritable avenir pour nos peuples. Cet avenir meilleur passera notamment par de nouvelles règles du commerce international, où l’OMC et son libre-échange dogmatique ne feront plus la loi, par l’instauration d’une nouvelle monnaie internationale de référence à la place du Dollar et par le contrôle strict du système bancaire mondial.
C’est une exigence morale pour les chefs d’Etats mondiaux, une exigence qui devrait imprégner toute leur action au G20.
En qualité de candidate à la présidence de la République française, je me considère politiquement sur la même ligne que tous les acteurs internationaux qui rechercheront cette concorde mondiale tout en préservant les intérêts nationaux.
Aussi, dans le cadre d’une vision stratégique globale à moyen et long termes, je lance un appel aux dirigeants politiques présents aux G20 : tournez le dos au modèle destructeur de l’économie réelle et mettez en place ensemble un nouveau modèle socio-économique sans crises, un modèle qui garantisse la paix entre les nations et les peuples, un modèle qui se fera dans l’intérêt de ces vrais gens que j’évoquais tout à l’heure.
A ce titre, je propose 3 solutions essentielles pour stopper la crise systémique mondiale actuelle et orienter le monde vers une plus grande justice et une plus grande prospérité :
• La réintroduction d’un « étalon polymétallique » dans le Système Monétaire International comme étalon mondial de référence et d’échanges afin d’établir un « ordre monétaire libre » : cet étalon chassera toute possibilité de spéculation, et obligera l’économie financière à rester connectée avec l’économie réelle, celle qui fait tourner nos entreprises, crée des richesses, de l’innovation et de l’emploi. Halte à la spéculation monétaire, halte aux bulles financières qui emportent tout quand elles explosent, qui ruinent nos ouvriers, nos employés, nos salariés et nos retraités, qui créent des millions de chômeurs !
• La ratification de la « Charte de la Havane » (suspendue en 1951 par les Etats-Unis) modernisée par les nations signataires de 1948 et les nouveaux pays émergents entrants, pour un protectionnisme raisonné qui privilégie une coopération dans les échanges commerciaux entre nations par la fin du « libre-échange sauvage » (celui que prône l’OMC) . Une Organisation Internationale du Commerce fondée sur les principes sains de protection, d’intérêt des peuples et de soutien aux PME, aux petits face aux gros et aux cartels, doit prendre le relais d’une OMC à bout de souffle, à laquelle l’Union européenne se soumet d’ailleurs comme aucune autre zone du monde.
• L’application de la loi du «Glass Steagall Act », pour reprendre le nom de la célèbre loi américaine, au système bancaire de chaque nation. Au moment où la crise devient systémique, en Europe et dans le monde, il est d’une urgence absolue de rétablir par la loi la séparation entre les banques de dépôt qui servent l’économie et les ménages, d’une part, et les banques d’affaires, d’autre part. Les comptes des épargnants doivent être garantis, et protégés de l’ambiance sulfureuse des salles de marché, mais il n’y a pas de raison de continuer sans cesse à renflouer, avec l’argent de l’économie réelle et des contribuables, les banques qui ne produisent rien d’autre que des bulles spéculatives.
Ces solutions, qui font partie du projet que la France portera haut et fort dans le monde si je suis élue à sa tête en 2012, seront de nature à soutenir globalement :
- L’emploi : L’intégration du « plein emploi » est dans les objectifs principaux de la Charte de la Havane que je vous ai citée, que j’ai déjà mentionnée en France dans une conférence de presse en juin 2011, et que je vous incite à lire attentivement. C’est l’absence de protectionnisme, c’est la concurrence déloyale qu’on laisse prospérer, qui causent les pertes d’emplois. Et mon pays la France, le continent dont je viens, le savent peut-être mieux que n’importe quel autre pays du monde, parce que chez moi, chez nous, les principes fous de l’OMC et du libre-échange total sont appliqués avec une brutalité et un dogmatisme inouïs. La Charte de La Havane concilie le commerce international et l’emploi ; son article 1,qui en fixe l’objet, est particulièrement clair : « Atteindre les objectifs fixés par la Charte des Nations unies, particulièrement le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et les conditions de progrès et de développement ». L’OMC actuel n’a jamais eu comme objectif le plein emploi !
- Soutien aussi à l’industrie : l’autorisation des aides de l’État pour soutenir son industrie est un principe qui doit être légal, et non illégal comme aujourd’hui. L’article 13 de la Charte de la Havane indique que« les États membres reconnaissent que, pour faciliter l’établissement, le développement ou la reconstruction de certaines branches d’activité industrielle ou agricole, il peut être nécessaire de faire appel à une aide spéciale de l’État et que, dans certaines circonstances, l’octroi de cette aide sous la forme de mesures de protection est justifié. ». Encore une fois, mon pays et le continent d’où je viens, l’Europe, sont frappés par un dogmatisme terrible sur ce sujet, qui nous a déjà obligés à laisser mourir des pans entiers de notre industrie, comme le textile par exemple et demain l’automobile. Il faut changer ces règles absurdes dans le sens que j’ai défini.
Contrairement à une idée reçue, des mesures protectionnistes respectant scrupuleusement la Charte de La Havane, ne sont pas synonymes de relations conflictuelles entre Etats, bien au contraire. On voit bien que c’est la loi de la jungle actuelle qui réveille les tensions entre les peuples : la zone euro en sait quelque chose, où les dirigeants s’envoient les uns aux autres des noms d’oiseaux, parce que leur système est devenu fou.
Ni non plus créatrices d’une dynamique de repli du commerce international, aboutissant peu à peu à des formes d’autarcie. Ce n’est là que propagande destinée à protéger les intérêts des puissances d’argent qui n’ont intérêt à aucun changement de fond. Le contenu de la Charte de La Havane a été élaboré dans un esprit pacificateur (juste au sortir de la 2ème guerre mondiale) et montre même que le protectionnisme fonctionne justement pleinement quand il est universel.
Ce qu’il y a de radicalement nouveau dans la Charte de La Havane par rapport à la situation actuelle (celle de l’OMC), c’est la recherche permanente de l’équilibre de la balance des paiements (pas d’excédent, pas de déficit) comme principe général. La zone euro, en crise terrible aujourd’hui comme vous le savez, aurait été bien inspirée de se fixer cette règle. Les règles de ce nouveau commerce mondial, respectueux de l’intérêt des peuples et des bonnes relations entre les nations, sont remarquables d’humanisme et répondent, peut-être même sans le savoir, à une recherche d’optimisation écologique, de prise en compte du risque environnemental et de concorde mondiale !
Le pouvoir de la Charte de la Havane reste encore intact de nos jours, même si celle-ci nécessite bien sûr une modernisation, par l’intégration franche et explicite de la dimension écologique et environnementale notamment, visant à contrer tous les dumpings et à faire progresser notre planète vers un mieux-être.
La crise systémique mondiale est un drame, mais doit être analysée par des responsables politiques dignes de ce nom comme une occasion historique de briser le tabou du protectionnisme, de rétablir un « ordre monétaire libre » et de réguler vraiment le système bancaire.
Une fois ces solides fondations posées, celles qui permettront vraiment de changer les règles du jeu économique et financier mondial, un cercle vertueux s’ouvrira : les paradis fiscaux n’auront plus de raison d’exister, alors qu’ils prospèrent aujourd’hui, les bonus extravagants des traders s’évanouiront en même temps que les bulles spéculatives. Chaque nation sera libre de fixer des règles allant en ce sens plus vite, comme je compte le faire pour la France si je suis élue à la présidence de la République. Mais ces nations sauront qu’au niveau international les règles ont profondément changé.
Je vous remercie.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, au National Press Club de Washington
3 novembre 2011
Etienne Chouard : La dette, l’inflation, l’indexation et l’europe
Annie Lacroix-Riz : Ce n’est pas de ma faute si la situation ressemble a celle des annees 30
Ragalien wikipedia
Les quatre missions régaliennes traditionnelles
- Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire ;
- Assurer la sécurité intérieure et le maintien de l’ordre public, avec, notamment, des forces de police ;
- Définir le droit et rendre la justice ;
- Détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d’une banque centrale.
Soral et le nationalisme
Le Nationalisme serait la défense des intérêts National, c’est a dire du peuple.
- Seul outil pour la lutte contre l’impérialisme
- Reprise du pouvoir (donc sortie de l’Europe)
- Lutte contre allégeance au sionisme logé au État-Unis
- Corruption du pouvoir : Réseaux et puissance d’argent
- Défense des intérêts du peuple : Et non pas d’Israël, arrêt de l’engagement de l’armé française dans des conflits qui ne nous regarde pas (ingérence en Libye, Afghanistan…)
La valeur que représente le Nationalisme serait assez forte pour animer un gouvernement qui serait incorruptible. (Robespierre)
Exemple actuelle :
- Hugo Chávez pour la lutte contre l’impérialisme.
- Mahmoud Ahmadinejad pour la lutte contre le sionisme.
Le nationalisme est un progressisme :
- La protection des acquis sociaux
- Protection des travailleurs, de la classe moyenne
- Limite la violence inter-ethnique.
- Protectionnisme et Lutter contre l’immigration (dumping social)
Pourquoi l’échelle national plutôt que régional, européen ou mondial ?
- Une langue commune
- La France est un territoire qui a une histoire commune très vielle.
Du coup des valeurs et une conception du monde unique qui est différente de celle de l’Allemagne ou de l’Angleterre…
Une balkanisation de la France ne serait pas dans l’intérêt du peuple français. L’économie réel est a l’échelle du Pays. Le marche interne français a du sens alors que le marche interne européen beaucoup moins. Ceci est du en grande partie a la culture et a la langue que les français partage. Une destruction de cette culture est de cette langue est donc dangereuse pour l’unité de la nation et rendrais le Nationalisme caduc…
Quitter le dollard = guerre contre les USA : Cas de la Syrie
Pour l’Irak, cette thèse semble tenir la route avec le fameux Petroeuro de Saddam Hussein.
Pour la Libye pareille avec le dinar or de Mouammar Kadhafi.
Cas de la Syrie :
En lisant cette article des Echos et quelques articles de senat.fr, on comprend que cette démarche dur depuis des années. Il semblerai que si la théorie de Soral est exacte, la Syrie viens de signer son arrêt de mort.
La théorie de Soral étant que les américains n’en veulent ni au pétrole ni a des points stratégiques en particulier. Ils sont par contre très vigilant a se que le dollar garde son hégémonie.
le gouverneur de la Banque centrale Adib Mayaleh de la Syrie :
Depuis deux jours nous ne pouvons plus faire de transactions en dollars et nous nous sommes donc tournés vers l’euro. Depuis 2005, nous avions encouragé tous les secteurs économiques à faire des transactions en euros mais malheureusement ils continuaient dans leur très grande majorité à la faire en dollars
Maintenant c’est complètement arrêté. C’est la première fois dans l’histoire du pays
Interrogé sur un transfert de 6 milliards de dollars de l’Iran pour soutenir la livre syrienne, il a répondu:
C’est de la rigolade. C’est n’importe quoi. Les milliards sont venus comment? En camions? Par un transfert bancaire alors que les deux pays sont sous embargo? Le centrale des règlement interbancaires en a fait état? C’est ridicule
A étudier, la thèse d’Alain Soral sur les réel motivations des invasions des américains et de l’OTAN
Articles qui donne des pistes : Dinar or et géopolitique de la monnaie
Champ de recherches : hawala, dinar or, 1922 de l’étalon-or à l’étalon de change or, Bretton Woods, en 1944, à l’étalon-change-dollar (Gold Exchange Standard), les Etats-Unis déconnectèrent le dollar de l’or le 15 août 1971.
Une raison de faire la guerre avec des musulman plus crédible que le pétrole, qu’ils veulent vendre de toute façon ?
Vidéo intéressante :
Le général Wesley Clark affirme que dix jours après le 911 les invasions militaires de l’Irak et de la Libye, et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient, étaient déjà prévues et réglées d’avance. Maintenant, nous avons l’explication pour la guerre d’Irak, celle de Libye, et toutes les autres guerres à venir dans un futur proche. Il serait sage pour nous de garder les yeux sur la Syrie, le Soudan, la Somalie, le Liban, et/ou l’Iran, et les autres pays que Clark cite sur la liste pour un projet d’invasion occidentale.
L’invasion de la Libye par l’ONU, et l’invasion de l’Irak en 2003, ont toutes deux été lancées un 19 Mars, comme de nombreux autres conflits militaires.
Il existe une connexion occulte avec la 19 Mars. Voir la deuxième vidéo en anglais ci-dessous pour plus de détails.
Il ne semble ps qu’il ai fait ça pour vérifier sa popularité ? Alors pourquoi a-t-il dit ça ?
Es-ce la vérité ?
Il nous faut étudier chacun des pays cite par Clark sous l’angle “J’echappe au $ donc je suis dans le colimateur” ou en tout cas les autres pistes credible… Pas le petrole ni le terrorisme qui sont des grille de lecture qui ne tiennent pas la route.
- Irak : Petroeuro ?
- Libye : dinar or ?
- Syrie : ??? Proximité Israël…
- Soudan : ???
- Somalie : ???
- Liban : ??? Proximité Israël…
- Iran : La bombe atomique est une thèse. Est-elle vraiment crédible ?
Alain Soral en Syrie + Analyse sur la Libye
Peinture un peu idyllique des lieux ?
Analyse intéressante et crédible a creuser sur le parallèle entre Saddam Hussein et Kadhafi. Ils se sont fait attaquer après avoir voulu quitter le dollar…
Finalement, la banque serait encore la réponse a la question.
Kadhafi – Dinar-Or :
la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.
Quel avenir désormais pour la Libye ?
Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011
Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…
Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :
- Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.
- L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.
- Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.
- Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.
A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.
Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants.
Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen.
Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?
Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ?
Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manoeuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…
Bernard Lugan
